Le titre de “fondateur” sur LinkedIn a augmenté de 69 % en 2025.
Depuis 2022, c’est +300 %.
Chez Y Combinator, l’âge médian est tombé à 24 ans.
Et 50 % des adultes de la génération Z disent vouloir lancer un projet en 2026.
Ce n’est plus marginal.
Entreprendre, ou au minimum vouloir le statut de “Founder”, devient un réflexe générationnel.
Pourquoi maintenant ?
Raison n°1 : l’IA a fait sauter la barrière de l’expérience.
Avant, il fallait des années pour apprendre à coder, marketer, prototyper.
Aujourd’hui, quelques outils suffisent pour atteindre un niveau “suffisant” et lancer.
L’avantage ne va plus seulement à ceux qui ont 15 ans d’expérience.
Il va à ceux qui apprennent vite.
Raison n°2 : l’illusion de l’emploi sûr s’effrite.
Les embauches de jeunes diplômés ont chuté de 16 % en 2025.
Les salaires réels d’entrée ont baissé de plus de 20 % depuis 2022.
Les promotions des 20–34 ans reculent.
Si le CDI ne protège plus vraiment, créer sa boîte devient aussi une couverture contre l’incertitude.
Raison n°3 : c’est devenu culturellement sexy.
Séries, réseaux sociaux, levées spectaculaires, “build in public”, threads viraux…
L’entrepreneuriat est glorifié.
Il y a un FOMO massif.
Mais voici la partie moins glamour.
90 % des projets échouent.
Le salariat restera le pilier pour générer un revenu stable.
Et une génération élevée au mythe du “je build mon projet en ligne” n’a pas toujours les codes de l’entreprise classique.
Résultat probable :
Incompréhensions, frustrations, difficultés à l’embauche.
Le vrai enjeu ne sera pas seulement de créer plus d’entrepreneurs.
Il sera de créer des ponts entre ces deux mondes.
Des intermédiaires.
Et des entreprises capables d’évoluer culturellement.
Parce qu’une génération entière ne change pas de logiciel… sans secousses.
