• Contexte : Stripe (qui vaut 159Mds$) est en passe de racheter la boite autrefois dominante dans les paiements, PayPal (qui s’est effondré à 38Mds$)

  • Concrètement ? La nouvelle entité contrôlerait plus de 60% du marché mondial des paiements ecommerce. 500 millions d'utilisateurs, 3 millions d'entreprises clientes dont Amazon, Shopify et Lyft.

  • Pour bien comprendre, Stripe c’est déjà : 90% des plus grandes entreprises américaines, 80% du Nasdaq et 25% de toutes les nouvelles startups aux États-Unis tournent sur Stripe. En 2025, les transactions traitées représentaient 1 900Mds$ (soit 1,6% du PIB mondial).

  • Le vrai enjeu, c’est le contrôle d’une infrastructure essentielle. Si demain Stripe augmente ses commissions, bloque certains secteurs ou coupe l’accès à une entreprise, il existe peu de garde-fous juridiques. Contrairement aux banques, ces acteurs fintech opèrent avec une régulation plus légère alors qu’ils deviennent centraux dans les flux économiques.

  • On passe d’un simple prestataire à un quasi-arbitre du commerce en ligne. L’histoire l’a déjà montré : Western Union avait accumulé un pouvoir similaire au XIXᵉ siècle, forçant ensuite l’intervention des États pour encadrer un réseau devenu trop critique pour rester entièrement privé.

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