Berkshire Hathaway a acheté pour 352 millions de dollars d’actions du New York Times.

C’est son grand retour dans les médias, après avoir quitté le secteur en 2020.

Pourquoi c’est intéressant ?

Parce qu’on dit souvent : “Dis-moi où part l’argent et je te dirai ce qui va décoller demain.”

Alors que beaucoup pensaient que l’IA allait condamner le média écrit, Buffett fait exactement l’inverse : il mise sur une marque d’autorité.

Et c’est peut-être ça le vrai signal.

L’IA va fragiliser les acteurs faibles, ceux qui ne produisent que du volume.

Mais les marques qui incarnent la confiance, la crédibilité et l’accès à l’information premium pourraient au contraire devenir encore plus précieuses dans un monde saturé de contenus générés automatiquement.

À nuancer quand même.

Pour Berkshire, c’est un petit test.

Cet investissement représente 0,12 % de son portefeuille coté et seulement 0,03 % de sa capitalisation totale.

Ce n’est pas un all-in. C’est un signal.

Et ce signal devient encore plus intéressant quand on regarde le reste.

Berkshire a fortement réduit sa position dans Amazon (-77 %) et légèrement celle dans Apple (-4 %), même si Apple reste son principal investissement.

En parallèle, le groupe renforce ses piliers “réels” :

  • Énergie avec Chevron(+6,5 %)

  • Assurance avec Chubb (+8,7 %)

Et maintenant, l’information avec le New York Times.

Ce que Buffett semble dire entre les lignes, c’est simple :

Dans un monde incertain, les actifs fondamentaux (cash-flow, information, infrastructures) reprennent de la valeur.

Pas le bruit. La confiance.

Et quand Buffett mise sur la confiance, ça mérite au moins qu’on s’y attarde.

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