• Contexte : SpaceX a levé 86Mds$ en juin dernier, lors de la plus grosse introduction en bourse de l’histoire. Depuis, l'action fait des montagnes russes : de 135$ à l'introduction, jusqu'à 201,80$ au pic du 16 juin, avant de retomber à 151$ début juillet, quasiment son prix de départ.

  • Mais Wall Street se moque de la baisse de la boite de Musk : Les grandes banques qui ont mené l'IPO viennent de sortir de leur “période de silence” obligatoire et publient des notes archi-bullish. 81% des analystes suivis sur le marché recommandent d'acheter, avec un objectif de cours moyen à 247$ (+ de 60% au-dessus du cours actuel).

  • Pourquoi sont-ils si bullish ? Et bien parce que SpaceX domine le lancement spatial, ce qui doit générer du cash via l'internet satellite (Starlink), cash qui financera ensuite les ambitions IA plus coûteuses de Musk. Bank of America parle d'un un cercle vertueux, où chaque activité alimente la suivante.

  • Sauf que financer l’infrastructure IA est un gouffre à cash : Morgan Stanley prévoit des besoins en capital externe d'environ 84Mds$ par an entre 2027 et 2034, avec des dépenses d'investissement pouvant atteindre 300Mds$ par an d'ici 2031. Goldman Sachs estime qu'il faudra lever 270Mds de dette entre 2026 et 2030, l'entreprise ne devenant rentable en cash qu'au 4e trimestre 2030…

  • À prendre cependant avec des pincettes. Le capital dont SpaceX a besoin sera en grande partie levé via ces mêmes banques de Wall Street, qui empocheront au passage des commissions lucratives.

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