C’est une actu clé pour comprendre ce qui est en train de se jouer sur l’énergie, loin des discours idéologiques.
En 2025, le solaire capte environ 500 milliards de dollars d’investissements par an, soit plus que le gaz, le charbon et le nucléaire réunis.
Mieux encore.
Le monde installe désormais plus de nouvelles capacités solaires que toutes les autres sources d’électricité combinées.
Le marché a tranché.
Pourquoi le solaire a gagné ?
Le prix. Point.
Le solaire est fabriqué industriellement, pas extrait du sol.
Résultat : une chute de coûts de 99,9 % depuis 1975.
Pour donner un ordre de grandeur :
les panneaux sont passés d’environ 2 $/W en 2010 à ~0,10 $/W en 2026.
Aujourd’hui, produire de l’électricité solaire coûte 30 à 40 $/MWh, contre 50 à 150 $ pour le gaz ou le charbon, et souvent plus de 100 $/MWh pour le nucléaire.
Économiquement, le débat est clos.
La Chine, elle, a joué la partie jusqu’au bout.
En contrôlant 80 à 95 % de la chaîne mondiale de production, elle a financé des usines avant la demande, accepté la surcapacité… et écrasé les prix.
Pendant ce temps, l’Occident a décroché.
Et l’Europe dans tout ça ?
On installe du solaire massivement.
Mais on ne le fabrique presque plus.
Résultat : une dépendance industrielle quasi totale.
La vraie bataille européenne commence peut-être maintenant.
Produire de l’électricité n’est plus le problème.
Le vrai enjeu, ce sont le stockage, les réseaux et le pilotage.
Sans batteries, sans réseaux adaptés et sans logiciels d’équilibrage, le solaire reste intermittent.
Le pouvoir bascule donc vers ceux qui contrôlent ces couches critiques.
Et vers les pays capables de produire panneaux et batteries sans dépendance stratégique.
L’énergie a changé de nature.
La géopolitique, elle, suit toujours.
