Rassurez-vous : le catastrophisme autour de l’IA, c’est avant tout du marketing financier.
Quand un patron de l’IA explique que sa technologie va détruire 50 % des emplois,
il ne décrit pas l’économie.
Il justifie une valorisation à plusieurs centaines de milliards.
Quand Sam Altman se dit “inquiet pour l’avenir”, le sous-texte est assez clair :
👉 mon pouvoir est systémique, donc ma boîte vaut une fortune.
Les chiffres, eux, racontent une autre histoire.
L’an dernier, seulement 5 % des licenciements ont été directement attribués à l’IA.
On est très loin de la grande faucheuse du travail annoncée dans les tribunes.
Les gros titres font cliquer.
La réalité est beaucoup plus simple.
L’économie ralentit.
Les entreprises cherchent à réduire leurs coûts.
Et dans ce contexte, l’IA a parfois bon dos.
Pinterest, par exemple, a présenté ses licenciements comme une conséquence “logique” de l’IA.
En réalité, le vrai problème est concurrentiel.
Les annonceurs préfèrent Meta et TikTok, qui exploitent mieux l’IA pour la performance publicitaire.
Autrement dit, ce n’est pas l’IA qui supprime les emplois.
Ce sont les écarts d’exécution entre entreprises.
L’IA détruit des postes… parce que d’autres l’utilisent plus efficacement.
Ce n’est pas l’outil qui fait la différence.
C’est la manière dont il est déployé.
Et c’est beaucoup moins spectaculaire à raconter, mais bien plus proche de la réalité.
