La startup derrière Anthropic vient de lancer un plugin juridique pour Claude Cowork.
Revue de contrats, tri des NDA, conformité, rédaction de notes juridiques, réponses standardisées.
En clair, une grande partie du travail des collaborateurs débutants est désormais automatisée, avec relecture finale par un avocat.
Le vrai modèle menacé n’est pas le métier d’avocat.
C’est la facturation à l’heure.
Ces tâches répétitives font vivre les grands cabinets depuis des décennies.
Et les entreprises clientes contestent ce modèle depuis longtemps.
Ce n’est pas nouveau.
L’embauche de jeunes diplômés en droit recule déjà depuis les années 2000, sous l’effet des logiciels d’analyse de documents.
Anthropic ne crée pas le problème.
Elle l’accélère brutalement.
La Bourse l’a bien compris.
Les logiciels juridiques ont été sanctionnés.
Le groupe européen RELX, maison mère de LexisNexis, a vu son action chuter de 14 %.
Même chose pour Thomson Reuters, en baisse d’environ 16 %.
Leur rôle était d’aider juristes et consultants à travailler plus vite.
Mais si une IA produit directement l’analyse ou le document, ces outils deviennent une étape intermédiaire… donc inutile.
Et la suite est assez évidente.
Si l’IA peut automatiser le travail juridique, le conseil, la finance, l’audit et toutes les professions fondées sur le temps humain facturé sont les prochaines sur la liste.
Anthropic ne lance pas un simple outil.
Elle remet en cause toute une économie de services construite sur une logique simple : vendre des heures.
Quand l’heure humaine devient remplaçable, c’est tout le modèle qui vacille.
