• On pensait qu’on avait toucher le fond… mais non y’a pire encore : Plus de 95% du trafic internet mondial transite par des câbles sous-marins, et le détroit d'Ormuz est l'un des points de passage les plus critiques de cette infrastructure invisible. Les câbles à fibre optique passant par le Golfe et la mer Rouge acheminent 30% du trafic Internet mondial.

  • Du coup c’est la panique : Les tensions dans le détroit font trembler toute l’industrie télécom mondiale, d’autant que l'Iran a déjà averti que ces câbles pourraient devenir des cibles…

  • Et même si y’a pas d’attaque, ces cables sont fragiles. En 2024, un navire dérivant en mer Rouge a traîné son ancre sur plusieurs kilomètres et sectionné 3 câbles majeurs (ce qui a entraîné des mois de réparations). Or aujourd’hui, les +1500 navires bloqués dans le Golfe font exploser ce risque d’accident et il n'existe qu'un seul navire de réparation spécialisé dans toute la région du Golfe…

  • Forcément, tout le monde cherche des alternatives. Google pousse son projet Blue-Raman (immense système de câble sous-marin en fibre optique), l’Arabie Saoudite veut faire passer des câbles terrestres via la Syrie jusqu’à la Grèce, les Émirats regardent des routes via l’Irak et la Turquie… Même l’Afrique pourrait devenir un corridor Internet Est-Ouest pour contourner la mer Rouge.

  • C’est intéressant car on réalise qu’Internet ressemble de plus en plus au pétrole. Quelques points de passage ultra stratégiques, des infrastructures qui coûtent des dizaines de milliards, des risques géopolitiques énormes… Le “cloud” est finalement beaucoup moins virtuel qu’on ne le croit. Mais cette fragilité va accélérer les technologies d'accès internet par satellite, comme Starlink. Pas juste pour les zones rurales ou les pays en développement, mais pour les gouvernements et les entreprises qui veulent s'affranchir des câbles sous-marins.

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