Dur dur : La plateforme ne représente plus que 7,8% du temps de visionnage aux États-Unis, loin derrière YouTube (13,4%). Son action est en baisse de 20% depuis le début de l'année, et de plus de 40% depuis son pic de l'été dernier…
Mais pourquoi ? Le modèle montre ses limites… Les longues attentes entre deux saisons tuent l'engagement des spectateurs (les séries à succès comme Beef, One Piece ou The Night Agent ont perdu entre 30% et 70% de leur audience entre la saison 1 et la saison 2). Pendant ce temps, YouTube, TikTok ou les créateurs publient du contenu en continu et captent une part croissante de leur attention.
Du coup, Netflix panique et teste tout : La plateforme envisage désormais d'intégrer des chaînes en direct, de récupérer les droits de la Coupe du monde 2030, d’intégrer des vidéos disponibles sur Youtube (ça cartonne) et même d'héberger les catalogues d'autres plateformes comme Peacock. En clair : Netflix est en train de recréer... Le câble qu'il avait contribué à faire disparaître.
Si on dezoom Netflix a 2 solutions :
Soit elle veut maximiser le temps d’écran et dans ce cas là je suis surpris qu’elle ne mise pas sur un modèle à la Love Island (cette téléréalité US qui cartonne) avec des systèmes de vote et des expériences de visionnage en groupe qui créent un engagement incroyable. Netflix pourrait même aller plus loin, avec des bonus exclusifs, des rencontres avec réalisateurs et acteurs, ou des moyens de participer à l'écriture du scénario...
Soit elle veut maximiser la monétisation et dans ce cas il y a un autre move qui m’intéresse chez Netflix, mais qui a moins fait réagir, c’est la bascule vers les produits dérivés via leur IP (propriété intellectuelle). La boite vient d'annoncer des partenariats avec Ferrero pour une gamme de confiserie et Moose Toys pour des jouets Charlie et la Chocolaterie et Young MacDonald. Le film Netflix devient un jouet, un parc d'attractions, un jeu vidéo, une boîte de céréales...
