Hier, c’étaient les entrepôts logistiques qui tiraient l’immobilier industriel.
Aujourd’hui, ce sont les data centers.
Meta construit un campus géant à Lebanon, dans l’Indiana.
Budget : 10 milliards de dollars.
607 hectares.
4 millions de m².
13 bâtiments.
1 gigawatt de capacité.
On ne parle plus d’un bâtiment technique.
On parle d’une infrastructure énergétique comparable à celle d’une petite centrale.
En chiffres, le campus devrait créer 4 000 emplois, dont 300 postes permanents.
Pour la ville, c’est jackpot.
Base fiscale plus stable.
Financement d’infrastructures locales.
Emplois durables.
Mais l’impact réel dépasse largement les chiffres officiels.
Les terrains autour prennent de la valeur.
Des promoteurs lancent des logements.
Des commerces s’installent.
Des sous-traitants affluent.
Un data center agit comme un noyau économique, autour duquel tout un écosystème se développe.
On l’a vu avec la logistique dans les années 2010.
On le voit maintenant avec l’IA.
Et la suite est encore plus massive.
Meta a déjà évoqué 200 milliards de dollars de projets aux États-Unis.
À cette échelle, ce ne sont plus des bâtiments qu’on construit.
Ce sont des morceaux de villes.
L’IA ne transforme pas seulement le software.
Elle transforme le territoire.
