• Pour rappel : Pendant 20 ans, les réseaux sociaux étaient juridiquement intouchables. Une loi américaine, protégeait les plateformes de toute responsabilité sur ce qu'elles diffusaient. L'argument : "on est un hébergeur, pas un éditeur." Ce bouclier vient de se fissurer.

  • Eh bien l’impunité est finie : Un jury californien a reconnu Meta et YouTube coupables. Une femme a porté plainte en affirmant être devenue accro aux réseaux sociaux dès 6 ans, ce qui a provoqué dépression, anxiété et dysmorphie corporelle. Le jury lui a donné raison : 3M$ de compensation.

  • Le tournant juridique est énorme : Le jury a statué que les choix de design (algorithmes de recommandation, scroll infini, notifications) peuvent être attaqués en justice comme n'importe quel défaut de fabrication de produits tiers (jouet défectueux, médicament dangereux…)

  • J’en parle car c'est le moment "Big Tobacco" des réseaux sociaux. Dans les années 90, les cigarettiers juraient que la nicotine n'était pas addictive. Ça a fini par un procès historique et 206Mds$ d'amendes. Aujourd'hui, les documents internes montrent que les ingénieurs d'Instagram savaient exactement ce qu'ils faisaient (et que les enfants de 11 ans revenaient 4 fois plus que les autres). Meta va faire appel. Mais en juin, un procès fédéral réunit procureurs généraux, districts scolaires, municipalités et familles contre les plateformes. Le verdict californien pourrait servir de jurisprudence.

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