Aoutch.

Échec majeur pour Donald Trump.

La Cour Suprême américaine a retoqué ses tarifs douaniers massifs par 6 voix contre 3.

Le cœur du problème ?

Il avait imposé ces taxes sans passer par le Congrès, en s’appuyant sur une loi permettant à l’exécutif d’agir en cas “d’urgence nationale”.

La Cour vient de juger que cette utilisation était illégale.

En clair : l’argument de l’urgence ne tient pas.

Les conséquences pourraient être énormes.

Les entreprises qui ont payé ces tarifs pendant des mois pourraient demander un remboursement.

L’addition potentielle est estimée à 175 milliards de dollars.

Qui paiera ?
Comment ?

La Cour ne tranche pas. Elle renvoie la question à un tribunal inférieur.

C’est là que le vrai feuilleton commence.

Et Trump ?

Fidèle à lui-même, il ne recule pas.

Il vient d’annoncer de nouveaux tarifs de 10 % pour tous les pays, en s’appuyant cette fois sur une autre loi, plus encadrée sur les taux et la durée… mais suffisante pour continuer à taxer.

On entre dans une logique de yoyo permanent.

Décisions. Annulations. Nouvelles taxes. Contestations.

Ce climat d’incertitude a un effet sous-estimé.

Depuis 18 mois, les directions financières du monde entier refont leurs modèles tous les trimestres.

À un moment, certaines entreprises pourraient décider que le marché américain coûte plus cher en incertitude qu’il ne rapporte en profit.

Ce n’est probablement pas l’objectif initial.

Mais à force d’instabilité, le risque n’est plus seulement juridique.

Il devient stratégique.

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