Contexte : Au Semafor World Economy Summit la semaine dernière, plusieurs cadres dirigeants ont expliqué qu'ils privilégient désormais les compétences relationnelles plutôt que techniques.
L'exemple KPMG : Tim Walsh explique que pour ses stagiaires, il évalue désormais "non pas leur capacité à faire un audit, mais leur esprit critique". Sa logique : "J'ai besoin que mes employés créent des connexions avec les clients. Je veux qu'ils créent des connexions humaines."
Même chose pour Citadel Securities qui recrute sur les caractéristiques comportementales des candidats : créativité, potentiel de leadership, capacité de résolution de problèmes brute, sens du commerce…
Pourquoi ? L'IA prend en charge les tâches techniques juniors (faire des slides, coder, faire des analyses financières). Du coup, les juniors sont redirigés vers les missions client. Mais les compétences sociales sont le point faible de la génération qui a grandi avec les réseaux sociaux, le lycée perturbé par le Covid, et l'université automatisée par l'IA.
Mais surtout c'est à l'échelle des écoles que ça va se jouer. Pendant 30 ans, les écoles d'ingénieurs et de commerce françaises (X, HEC, Centrale…) ont sélectionné sur le quantitatif pur : maths, finance, programmation. Ce filtre devient obsolète quand l'IA fait tout ça mieux qu'un junior… À voir comment elles vont s’adapter.