Il y a un vrai grand ménage chez les patrons.
Parmi les entreprises du S&P 1500, environ 1 CEO sur 9 a été remplacé l’an dernier.
C’est le taux de rotation le plus élevé depuis 2010, juste après la crise financière.
Les raisons officielles ?
“Défis mondiaux complexes”
IA
Contexte incertain.
Mais le plus intéressant, ce sont les profils des remplaçants.
Ils sont en moyenne plus jeunes de 2 ans que la cohorte précédente.
Et surtout, 84 % n’avaient jamais dirigé une entreprise auparavant.
On ne cherche donc plus l’expérience de direction classique.
On cherche autre chose.
Comme le dit un dirigeant au Wall Street Journal :
“Les choses changent de façon dramatique et permanente. Vous voulez des gens qui ont été dans les tranchées face à ces décisions.”
C’est un basculement profond.
Pendant des années, on valorisait les profils passés par les boards, les comités, la politique interne.
Aujourd’hui, on privilégie ceux qui ont été au contact du terrain.
Ceux qui ont dû prendre des décisions difficiles en temps réel.
Ceux qui ont géré des équipes sous pression.
On ne cherche plus des optimisateurs de marge dans un environnement stable.
Optimiser dans un monde aussi mouvant devient presque secondaire.
On veut des dirigeants capables d’adapter l’entreprise au changement permanent.
Moins de gestionnaires.
Plus de combattants.
Une nouvelle génération de patrons est en train d’émerger.
Et elle ressemble davantage à des chefs de guerre qu’à des diplomates de conseil d’administration.