Contexte : BuzzFeed vient de vendre 52% de ses parts pour 120M$, soit 86% en dessous de sa valorisation la plus haute. Vice, Mic, Food52 (des médias digitaux qui faisaient partie des “chouchous” des investisseurs) ont tous été vendus à plus de 90% en dessous de leurs sommets. CNET a même été revendu 94% moins cher qu'en 2008 et Quartz a changé de mains 4 fois en 7 ans…
Pourquoi cette déroute ? Ces boites ont été valorisées comme des startups tech à croissance explosive, pas comme des médias dépendants de la pub. Le modèle reposait sur le trafic social et les audiences d'échelle... puis les plateformes ont coupé le robinet, les annonceurs ont serré la vis, et les acheteurs sont passés à la rentabilité nette. Les VC ont accouru... puis disparu.
Résultat : Le capital-risque déserte les médias numériques et les nouveaux acheteurs se concentrent maintenant sur la rentabilité via des médias avec des revenus qui proviennent d’abonnements, des communautés de niche, de la propriété intellectuelle, des événements…
Mon avis c’est que ces médias sont morts car ils n'ont jamais eu d'âme. Pensés pour l'algorithme, pas pour le lecteur, avec un volume de production maximum et très peu de substance… Dans un monde où l'IA déverse du contenu vide à l'infini, je suis très bullish sur un seul modèle : peu de contenu, haute valeur informationnelle, curation assumée, porté par des humains qui se mouillent. Les médias plats n'ont aucun avenir. Les médias à conviction, si. C'est le pari de NBS ;)