Petit rappel rapide.
Le Super Bowl, c’est la finale du football américain… et l’un des plus gros événements médiatiques au monde.
Le prix donne le ton.
Un spot publicitaire coûte au minimum 8 millions de dollars pour 30 secondes. Et malgré ça, tout se vend sans difficulté.
D’un point de vue performance, c’est loin d’être irrationnel.
Le ROI des publicités du Super Bowl a presque doublé depuis 2020, passant de 2,70 $ à 5,20 $ par dollar investi. Autrement dit, c’est devenu l’un des rares moments où une pub très chère reste extrêmement rentable.
La grande tendance créative, c’est l’accumulation de célébrités.
En 2025, 51 % des publicités mettaient en scène plusieurs influenceurs ou stars, soit trois fois plus qu’en 2016. Le but n’est plus de raconter une histoire longue, mais de maximiser l’attention instantanément.
Autre bascule intéressante : le ton.
71 % des pubs sont désormais humoristiques, contre 62 % en 2016. À l’inverse, les publicités purement émotionnelles sont tombées à 20 %. On cherche moins à faire pleurer, beaucoup plus à faire rire et à être mémorable.
Et surtout, le public adore ça.
51 % des adultes américains attendent les publicités avec impatience, contre seulement 37 % en 2021. Les pubs ne sont plus une interruption du programme : elles sont devenues un événement culturel à part entière.
Le Super Bowl a réussi là où presque tous les autres médias ont échoué.
Transformer la publicité elle-même… en spectacle.
