Contexte : un restaurant moyen utilise son espace 6 à 8 heures par jour (services midi et/ou soir). Le reste, soit 16 heures sur 24, c'est de l'immobilier dormant qui continue pourtant de coûter cher en loyer.
Du coup des innovations émergent comme Asano. C’est un café qui opère le matin dans des restaurants new-yorkais ouverts uniquement le soir.
Le modèle est intéressant : pas de loyer fixe, un partage de revenus. Asano économise machine à café, mobilier, déco… Et cela sans même parler des offres croisées entre les restaurants et le café (un café Asano = un cocktail le soir chez Sandro's).
Et ce n'est pas un cas isolé : Le Shy Bird (Boston) propose un espace de travail (avec menu allégé et fournitures de bureau) en journée. Le Francis Kite Club (bar new-yorkais) loue ses tables à des éditeurs en journée. Un glacier végétalien reprend un magasin de bagels les samedis et dimanches soir à Tacoma. Et les cafés à concepts multiples (un thème par tranche horaire) se multiplient.
J’adore ! Un restaurant devient un actif immobilier sous-utilisé qu'on doit faire travailler 24/7 comme un Airbnb résidentiel. La logique va inévitablement attirer les fonds : un fonds rachète une chaîne de restaurants, structure les espaces pour 3-4 concepts par jour (café le matin, coworking l'après-midi, restaurant le soir, club tard), et boost le rendement par mètre carré.