Si vous viviez dans une grotte : Le baril de Brent (pétrole) est passé de 63$ au début de la guerre à plus de 112$, soit 50$ de plus. Selon l'Insee, cette flambée des hydrocarbures devrait pousser l'inflation au-delà de 2% en Mai.
Ça va s’aggraver ? Eh bien, selon la Banque de France, dans le “pire des cas”, le baril grimpe à 145$, reste au-dessus de 100 jusqu'à fin 2027 et l'inflation dépasse alors les 3% en 2026.
Si on dezoom, c’est moins grave qu’en 2022 (début de guerre en Ukraine). Deux raisons. 1) D'abord, l'inflation de départ est beaucoup plus basse : 1,9% en zone euro, contre 5% à l'entrée de la crise ukrainienne. 2) Ensuite, le nucléaire français est de retour. En 2022, une grande partie du parc était à l'arrêt, ce qui avait amplifié le choc énergétique.
Le problème c’est que, qui dit crise, dit moins d’argent pour l’état… pile quand les gens veulent être aidés. Or contrairement à 2022, là, la France est à sec. Y’a plus d’argent. Rien. Nada. Donc bon courage pour trouver des marges de manoeuvre pour le budget 2027.
Et ça tombe au pire moment. La crise va frapper plein pot pendant la campagne présidentielle, et on va avoir droit à l'artillerie lourde de la part des candidats : redistribution, chèques, État nounou, “c’est la faute des riches” (encore eux).
