• Quand on y pense… On paie tous les IA deux fois. La première fois en cash pour les tokens (l'unité de facturation des modèles) ou les abonnements, et la seconde fois, sans s'en rendre compte, en données sensibles.

  • Et bien oui : Car chaque prompt, chaque correction apportée à une réponse fausse, chaque usage d'un agent finit par nourrir le modèle. Et tout ça se transforme “gratuitement” en savoir pour les IA.

  • C’est cocasse : Les boites font tout (à juste titre) pour protéger leurs données et éviter qu’elles ne tombent dans les mains de leurs concurrents. Par contre, elles les livrent gratuitement à OpenAI ou Anthropic, tous les jours, à une échelle massive, sans se poser aucune question…

  • La solution passe par “les 5C” : 1) Contrôle (définir ses propres critères de qualité et garder la propriété de toutes les connaissances accumulées par l'entreprise), 2) Capacité (construire ses propres environnements d'entraînement en interne), 3) Choix (ne jamais dépendre d'un seul modèle, pouvoir en changer sans tout perdre), 4) Coût (optimiser en combinant plusieurs modèles selon les besoins), et 5) Compound (faire de tout ça une boucle d'apprentissage continue qui fait grossir la valeur de l'entreprise).

  • Et les grosses boites s’y mettent déjà : T-Mobile, ADP et SAP basculent vers des modèles open source installés en interne qui sont 90% aussi performants pour beaucoup moins cher et surtout… chinois ! Les modèles de DeepSeek et Z.ai ont dépassé Anthropic et OpenAI en usage, portés par des prix cassés et une approche "open-weight" qui permet à chaque boîte de bidouiller le modèle selon ses besoins. Vercel, la plateforme qui héberge des millions de sites web et qui vient d'ajouter des outils pour switcher entre modèles d'IA, voit le trafic vers les modèles open source exploser (+29%).

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