• Contexte : De retour de Chine, le chancelier allemand lâche : "Nous ne sommes tout simplement plus assez productifs. Avec l'équilibre vie pro/vie perso et la semaine de 4 jours, la prospérité de notre pays ne peut pas être maintenue sur le long terme. Il va falloir travailler plus."

  • Le contraste avec Macron est intéressant : Les deux dirigeants ont fait le même voyage, vu la même réalité chinoise, et en tirent des conclusions différentes. Merz dit "le problème, c'est nous". Macron dit "le problème, c'est eux" et appelle à des droits de douane et du protectionnisme sur les importations chinoises. Ceci étant dit, les 2 réponses sont complémentaires.

  • Les chiffres ne mentent pas : Un travailleur chinois fait en moyenne 2 300 heures par an. Un Allemand : 1 340. Un Français : 1 500. Pendant qu'on débat de la semaine de 4 jours, la Chine forme des millions d'ingénieurs et de scientifiques chaque année.

  • Le vrai problème, c'est qu'on a confondu confort et prospérité. L'Europe a hérité de décennies de croissance portée par l'industrie, l'innovation, et une éthique du travail qui n'existe plus. On vit sur les acquis. On consomme la richesse créée par nos parents sans en produire de nouvelle.

  • Merz a raison sur le diagnostic. Mais est-ce que les Européens sont encore prêts à faire des sacrifices pour rester dans la course ? Je suis persuadé que oui, si nos décideurs expliquent qu’il s’agit de faire des efforts pour un avenir radieux au-lieu de "sacrifices” qui n’amèneront jamais à rien.

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