• Oubliez l'IA, il se passe un truc fascinant dans le tourisme mondial. 4Mds de personnes vivent en ville aujourd'hui, et pour la plupart d'entre elles, le ciel étoilé est devenu une expérience rare. La pollution lumineuse a augmenté de 9,6% par an entre 2011 et 2022.

  • Du coup, une industrie entière a émergé autour d'une ressource qu'on a oubliée : l'obscurité. Le marché de l'astrotourisme pèse déjà ~10Mds$ et devrait doubler d'ici 2035. D’ailleurs les vidéos #spacetok de vulgarisation spatiale cartonnent sur TikTok au point qu’1/4 des voyageurs de la Gen Z se disent prêts à voyager spécifiquement pour observer les étoiles.

  • Concrètement ? Des trains de nuit entre 15 et 300$ avec télescope et astronome à bord... des hôtels en Islande ou aux Maldives qui emploient des "sky gurus" (des astronomes résidents) et construisent des chambres avec plafonds en verre... des safaris d'aurores boréales guidés par des communautés autochtones.

  • Et c'est plus sérieux qu'il n'y paraît : Des villes obtiennent des certifications DarkSky International (l'ONG qui labellise les zones protégées contre la pollution lumineuse) pour attirer les touristes. Plus de 200 preserves (zones certifiées) existent déjà dans le monde. Et une étude 2024 montre que les personnes connectées au ciel nocturne ont un meilleur bien-être mental et un niveau de bonheur plus élevé.

  • Ce qui est fou c’est qu’on a tellement optimisé, géolocalisé, anticipé chaque seconde de nos vies... que le manque est devenu un luxe. On paie déjà pour retrouver l'obscurité. Demain, on paiera pour la désorientation (des séjours sans GPS où vous devez rentrer seul), l'ignorance (des billets d'avion sans destination révélée à l'achat) ou encore le risque réel mais mesuré (des expériences où vous ne contrôlez rien)…

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