• Contexte : Le danger avec la robotique c’est que, tout comme avec l’IA, la majorité des boites vont mourir. Dans ce contexte, Morgan Stanley vient de sortir une note intéressante. La banque dit miser non pas uniquement sur les fabricants de robots humanoides, mais sur des “roulement”. Des petites pièces mécaniques qui réduisent la friction dans chaque moteur.

  • Ici ce qui est smart c’est qu’il s’agit d’une pièce qui est nécessaire quel que soit le design final du robot. Que ce soit un bras articulé, un robot humanoïde ou un drone, peu importe la forme que prendra la robotique de demain, elle aura toujours besoin de roulements.

  • Plus un robot est complexe, plus il en a besoin : un petit drone quadricoptère nécessite entre 8 et 12 roulements, un robot humanoïde en demande 70 ou plus. Le prix unitaire varie de moins de 1$ à jusqu'à 100$ selon l'usage. Sur ce marché, les 6 plus gros fabricants mondiaux contrôlent déjà plus de 50% du marché des roulements à rouleaux, dont environ 25% aux mains de fabricants chinois. La demande se répartit aujourd'hui entre équipements industriels (40%), automobile (30%) et distribution (30%).

  • Et Morgan Stanley prévoit une multiplication par 300 du marché des roulements pour robots d'ici 2050. La banque souligne aussi un risque de substitution quasiment nul, impossible de concevoir une machine avec des pièces mobiles sans ce composant, contrairement à d'autres technologies qui peuvent être remplacées ou internalisées par les fabricants.

  • Et OpenAI valide déjà cette thèse dans les faits : dans un récent appel d'offres pour sécuriser des capacités de fabrication matérielle aux États-Unis, l'entreprise a listé les roulements de précision comme l'un des 6 composants critiques de sa catégorie robotique.

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