• Aie : Seulement 31% des jeunes adultes sortent régulièrement en rendez-vous amoureux. 46% des lycéens ont déjà eu un date en 2024, contre près de 90% dans les années 80 et seulement 56% de la Gen Z entrent dans l'âge adulte en ayant eu une relation amoureuse, contre 75% des générations précédentes.

  • Une partie de l'explication est financière : le coût moyen d'un rendez-vous aux US a grimpé de près de 13% en un an, pour atteindre 189$. Près de la moitié des célibataires estiment que ça n'en vaut plus financièrement la peine. Du coup les applis de dating trinquent : Match Group (Tinder, Hinge…) perd 5% de ses abonnés payants, Bumble 21%.

  • Mais ce n’est pas qu’une question d’argent : la moitié des jeunes célibataires ne cherchent même plus à être en couple. Pas faute de moyens… faute d'envie. L'IA compense une partie du manque (petites amies virtuelles, companions IA, chatbots émotionnels)… et les réseaux sociaux ont remplacé la séduction comme source de validation sociale. Pourquoi draguer quelqu'un si vos Reels (les vidéos courtes type TikTok) vous donnent déjà 2 000 likes ?

  • J’en parle souvent car je pense qu’on sous-estime massivement les impacts longs terme de ces données. Une génération entière qui ne sentira jamais rejetée, jamais en insécurité car qui n’aura jamais fait face à la difficulté de créer et de construire une vraie relation… Quelles seront les conséquences sur la santé mentale, la natalité, la structure des ménages… et du coup sur l'immobilier, les retraites, la consommation ? Ce n'est pas un sujet de dating, c'est un sujet macro déguisé en sujet de société.

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