Même un cessez-le-feu rapide ne changera rien. Le blocage du détroit d'Ormuz a déjà bouleversé les flux mondiaux de matières premières, et les destructions d'infrastructures cette semaine aggravent encore la situation.
United Airlines planifie un pétrole à 175$/baril et ne prévoit pas de retour sous les 100$ avant fin 2027. Les frappes sur South Pars ont éliminé 17% des capacités d'export de gaz iraniennes. 13 millions de tonnes de GNL (gaz) sont sorties du marché pour 5 ans minimum.
Les dégâts vont bien au-delà de l'essence. Le gaz naturel est un ingrédient clé des engrais. 1/3 des engrais mondiaux et presque la moitié de l'urée (un fertilisant essentiel) transitent par le détroit d'Ormuz. Ajoutez l'explosion du prix du diesel agricole, et c'est toute la chaîne alimentaire qui trinque.
Et il y a un effet domino que personne ne voit venir : Les dégâts sur les installations gazières du Qatar vont aussi comprimer la production d'hélium, un sous-produit du gaz naturel. L'hélium est indispensable à la fabrication des semi-conducteurs (et donc à l’IA).