Rappel : Les 12 premiers jours de guerre ont coûté 16Mds$ aux contribuables américains. Le pétrole a bondi de 47%. Si les prix restent autour de 100$ le baril, les compagnies pétrolières américaines gagneront 80Mds de cash flow supplémentaire cette année.
Pendant ce temps, l’Europe et l'Asie prennent le choc de plein fouet : Les marchés européens ont perdu plus de 1 000Mds de capitalisation. L'indice MSCI Emerging Markets aussi. 80% du pétrole qui transite par le détroit d'Ormuz va vers l'Asie. Le Bangladesh ferme ses universités. La Thaïlande demande à ses fonctionnaires de prendre l'escalier. Des restaurants indiens ferment faute de gaz de cuisson.
Le capital se réorganise à une vitesse folle. Il y a un an, les investisseurs se ruaient sur les marchés émergents. Aujourd'hui, l'argent fait le chemin inverse : retour vers le $ et les marchés américains, valeurs refuges par défaut. C'est le paradoxe : les États-Unis déclenchent le chaos et en profitent financièrement.
Moi ce qui m’embête surtout c’est l’effet domino que personne ne surveille. Le Bangladesh, le Pakistan, le Sri Lanka, les Philippines sont tous très dépendants en énergie importée et endettés en dollars. Leurs devises plongent, ce qui rend chaque remboursement plus cher. Si ces pays font défaut, ce sont les banques européennes qui portent cette dette qui trinquent.