Les premiers dégâts économiques de la guerre Iran-US arrivent en Europe. L'indice PMI de la zone euro vient de tomber à 50,5 points (perte de 1,4 point), frôlant la zone de contraction.
La France fait encore pire : 48,3 (perte de 1,3 point), donc déjà en contraction et l'Insee vient de diviser par deux sa projection de croissance pour le deuxième trimestre français.
Mais pourquoi ? le pétrole flambe parce que 20% de l'approvisionnement mondial transite par le détroit d'Ormuz. L'énergie plus chère, c'est du pouvoir d'achat en moins pour les ménages et des coûts en plus pour les entreprises. L'Europe, qui importe massivement son énergie, encaisse le choc de plein fouet.
Encore une fois l'Europe paie le prix d'une guerre qu'elle n'a pas décidée, avec une économie qu'elle n'a pas préparée. La dépendance énergétique européenne, c'est le sujet qu'on remet toujours à demain. On en parle à chaque crise, on lance des plans, et entre deux crises on oublie. Sauf qu’à chaque fois, c'est le consommateur européen qui absorbe le choc.
