C’est la dégringolade : 51% des 14-29 ans utilisent l'IA au moins une fois par semaine, dont 22% quotidiennement. Mais en un an, la part de jeunes en colère contre l'IA est passée de 22% à 31%. Ceux qui se disent enthousiastes : de 36% à 22%. Ceux qui restent optimistes : de 27% à 18%.

Pourquoi ce retournement ? La Gen Z flippe des conséquences de l’IA : licenciements massifs dans la tech, des offres d'emploi qui disparaissent avant même d'avoir existé, des stages remplacés par des agents…

Mais encore plus intéressant, ils ont peur de devenir moins intelligent :

  • 80% des jeunes estiment qu'utiliser l'IA rendra probablement l'apprentissage plus difficile à l'avenir

  • 42% pensent qu'elle nuit à leur capacité de réflexion critique

  • 38% qu'elle freine leur créativité.

Et je vous vois venir : ce n’est pas être technophobe. Pour rappel c'est une génération qui a grandi avec les réseaux sociaux et qui a appris, à ses dépens, ce que la dépendance technologique peut coûter cognitivement.

Ce que j’en pense : Ces craintes ne vont pas diminuer d'un chouilla l'usage de l'IA. Par contre les conséquences de 2nd ordres vont être intéressantes. On peut s'attendre à une explosion de la demande pour les offres de reprise en main de ses capacités cognitives et une sensibilisation aux campagnes marketing qui se vantent d'être anti-IA, ou une préférence pour les IA dîtes “éthiques” (cf la narrative d’Anthropic en ce moment).

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