Ce que j’aime bien avec Trump, c’est qu’il sert d’électrochoc.
Nos élites réalisent que 80 % des dépenses européennes en logiciels et cloud professionnels partent chaque année vers des entreprises américaines (environ 265 milliards d’euros). Et en cas de tensions sérieuses, on serait tout simplement… dans le noir.
Résultat, le ton change.
La ministre du Numérique parle désormais de dépendances “inacceptables”.
L’État lance un Observatoire de la souveraineté numérique pour cartographier ses failles, et pousse, pour la première fois, une préférence européenne assumée dans ses choix technologiques.
Concrètement ?
D’ici 2027, l’administration française abandonnera Teams et Zoom au profit de Visio, une solution française déjà testée par 40 000 agents, hébergée sur un cloud souverain (Outscale).
C’est un signal.
Mais soyons honnêtes.
C’est encore très insuffisant.
Remplacer Zoom, c’est peut-être 0,1 % du problème.
Le vrai sujet serait de forcer la bascule de l’ensemble des organismes d’État vers OVH ou des clouds européens, de couper AWS là où c’est possible, et de financer un véritable “Palantir français” pour sortir de la dépendance américaine sur le renseignement et l’analyse de données.
Le réveil est là.
L’ambition, pas encore.
