Contexte : Emmanuel Macron inaugure aujourd'hui la mine de lithium d'Echassières (l'une des 150 projets stratégiques identifiés par la France). Baptisée "Emilie", cette mine souterraine représente un investissement de 1,8Mds€ dont 50M apportés par l'État et 200M par la Banque européenne d'investissement.
L’objectif : produire 34 000 tonnes d'hydroxyde de lithium par an pendant 50 ans (de quoi alimenter 700 000 voitures électriques, soit plus du double des ventes françaises de l'an dernier).
Pourquoi maintenant ? La guerre en Iran a mis en lumière la vulnérabilité européenne aux matières premières importées. Les ventes de voitures électriques ont bondi de 70% en mars… et derrière chaque voiture électrique, une batterie…. et derrière chaque batterie, du lithium. Aujourd'hui, 75% de la production mondiale de lithium vient de seulement trois pays : l'Australie, le Chili et la Chine. L'Europe est structurellement dépendante.
Et Macron veut même accélérer les procédures administratives via ce qu'il appelle la "stratégie Notre-Dame", en référence aux permis accélérés pour la rénovation de la cathédrale.
Le problème : ça n'arrivera pas avant 2030 et pendant ce temps, des opposants locaux manifestent en marge du déplacement présidentiel (alertant sur la consommation d'eau, l'impact environnemental et paysager). Donc finalement le vrai défi ne sera pas technique…mais politique.