En décembre, le ministre Roland Lescure a autorisé la cession de LMB à l’américain Loar, malgré un avis défavorable de la Direction générale de l’armement (DGA).

Oui, c’est le même ministre qui proposait récemment que la France cède son siège au Conseil de sécurité de l’ONU.

Petit rappel sur ce qu’est LMB.

C’est une PME critique pour la défense, de 75 salariés, qui fournit des composants clés (ventilateurs et systèmes mécaniques) pour le Rafale, les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, le char Leclerc, le porte-avions Charles-de-Gaulle et l’hélicoptère Tigre.

Autrement dit, c’est un maillon stratégique de notre base industrielle et technologique de défense.

Le gouvernement parle de “garanties”.
Mais c’est largement illusoire.

Les promesses américaines de cloisonnement de l’information ou la mise en place d’une golden share ne remplacent jamais le contrôle du capital, seul véritable levier de souveraineté technologique.

Le risque est immédiat.

Loar détient désormais 100 % du capital et des droits de vote de LMB, ouvrant mécaniquement la voie à des transferts de savoir-faire sensibles.

Et surtout, ce n’est pas un cas isolé.

Le même scénario se répète encore et encore.


La récente vente d’Exaion, filiale d’EDF spécialisée dans le cloud et le calcul haute performance, à MARA, un acteur américain du numérique, renforce ce sentiment d’une souveraineté industrielle française bradée.

À force, ce n’est plus une suite d’erreurs.
C’est un système.

Et il donne l’impression d’élites françaises incapables de défendre durablement les intérêts stratégiques du pays.

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