Contexte : Le fonds d’investissement lié à Donald Trump Jr, 1789 Capital, vient de passer de 200M$ à 3,5Mds$ d'actifs en un an… avec l’objectif affiché de 10Mds$ dans les prochaines années.
Leur thèse d’investissement, c’est du Trump tout craché. Ils appellent ça le “patriotic capitalism”, en gros, investir uniquement dans des entreprises américaines jugées stratégiques pour les US (IA, défense, semi-conducteurs, data centers…). Bref, tout ce qui colle à la vision “America First” de Trump.
Et le portefeuille est pas mal : xAI, SpaceX, Anduril (startup défense), Databricks, Deel, Ramp, Crusoe (data centers)… Ils ont même investi dans Cerebras (fabricant de puces IA) quand la boite valait 8Mds$. Après son introduction en bourse cette semaine, elle vaut déjà 60Mds$. Pas mal pour du “patriotisme”…
Mais pourquoi les startups se laissent séduire par ce fonds ? Le dirigeant de la startup IA Groq (à ne pas confondre avec Grok de Musk) dit avoir rencontré 1789 Capital lors d’un dîner organisé à Mar-a-Lago (le domaine privé des Trump) avec le président et Elon Musk. Il précise que le fonds aide les startups à rencontrer “les bonnes personnes” aux US et à l’étranger.
Ce qui m’intéresse ici, c’est qu’on revient à un capitalisme très années 80 : l’accès politique redevient un avantage concurrentiel énorme. Exactement ce que faisait Carlyle Group (le fonds qui avait recruté George Bush comme conseiller). Sauf que plus un business devient dépendant d’un camp politique, plus chaque élection devient dangereuse. Aujourd’hui les connexions de Trump ouvrent toutes les portes… demain, elles peuvent devenir un énorme handicap.