On parle souvent de la crypto comme d’une révolution financière.
Mais il y a une face beaucoup plus sombre.
En 2025, les montants envoyés en cryptomonnaies vers des réseaux soupçonnés de traite humaine ont bondi de +85 % en un an, atteignant des centaines de millions de dollars.
L’essentiel des opérations semble organisé depuis l’Asie du Sud-Est, avec une portée mondiale.
Concrètement, certains “services d’escorte internationaux” opérant via Telegram fonctionnent comme de vraies entreprises :
Prix affichés
Service client
Paiements en stablecoins adossés au dollar.
Près de la moitié des transactions dépassent 10 000 dollars.
Les réseaux liés aux contenus pédocriminels ont eux aussi professionnalisé leur modèle.
Souvent via des abonnements à moins de 100 dollars par mois.
En 2025, un seul site identifié utilisait plus de 5 800 adresses crypto et avait généré 530 000 dollars depuis 2022.
Autre filière inquiétante : les centres d’arnaques en ligne.
Des personnes attirées à l’étranger avec de fausses offres d’emploi, puis forcées à travailler.
Pour “recruter” ces travailleurs, des intermédiaires sont payés entre 1 000 et 10 000 dollars par personne, souvent en crypto.
Mais il faut nuancer.
La crypto facilite les flux internationaux.
Elle rend les paiements rapides, transfrontaliers et difficiles à bloquer en temps réel.
Mais contrairement au cash, elle laisse aussi des traces publiques.
La blockchain permet aux autorités de suivre les transactions, cartographier les réseaux et parfois démanteler certaines structures.
C’est là tout le paradoxe.
La crypto est à la fois un outil pour les criminels et un outil pour les enquêteurs.
La technologie n’est ni morale ni immorale.
Tout dépend de la manière dont elle est utilisée… et régulée.
