Vous l’avez vu passer : Le 10 avril, un homme a ciblé la maison de Sam Altman avant de se rendre au siège d'OpenAI pour menacer d'y mettre le feu. Quelques jours plus tôt, un tireur avait criblé de 13 balles la porte d'un élu municipal à Indianapolis, en laissant un mot : "No Data Centers." C'est le signe d'une frustration qui monte.
Et ce n’est pas nouveau : L'an dernier, 48 projets de data centers représentant 156Mds$ d'investissement ont été bloqués ou gelés par des oppositions locales. 12 États américains ont des projets de loi en cours pour restreindre ou interdire les data centers. Et fait notable : 55% des élus opposés aux data centers sont Républicains, 45% Démocrates. L'anti-IA est l'un des rares sujets vraiment bipartisan.
Même la genZ s’y met : 44% des membres de la Gen Z admettent avoir saboté le déploiement de l'IA dans leur entreprise d'une façon ou d'une autre.
Si on nuance un tout petit peu : Historiquement, les personnalités publiques ont toujours été des cibles de violence. 1 président sur 3 a été visé par des tirs. La différence aujourd’hui, c'est que les PDG sont devenus célèbres.
Mais si j’en parle c’est que le vrai symptome derrière c’est surtout que des millions de personnes se sentent exclues d'une transformation qui va bouleverser leur travail et leur vie, sans avoir été consultées ni protégées.
Et ce qui est intéressant c’est que lorsqu’on regarde les réactions en ligne, elles rappellent celles qui ont suivi l'affaire Luigi Mangione : des gens qui envoient leur soutien, qui demandent où envoyer des dons pour la caution… La résistance s’organise.