• Contexte : Les banques chinoises seraient assises sur près de 3000 Mds$ de prêts “cachés” accordés à des entreprises incapables de rembourser. Officiellement, le taux de créances douteuses du pays est de seulement 1,5%. Sauf que plusieurs analystes estiment le vrai chiffre plutôt autour de 10% à 20%.

  • Est-on sûr de ces chiffres ? En fait la Chine affiche officiellement un taux de créances douteuses (les prêts que les emprunteurs ne remboursent pas) de 1,5%. Un chiffre d'une stabilité suspecte, inchangé depuis des années, malgré un effondrement immobilier historique et une croissance au plus bas depuis les années 70. C’est donc très louche.

  • Comment c'est possible ? Les banques chinoises, encouragées par Pékin, pratiquent massivement ce qu'on appelle le "forbearance" (l'indulgence envers les mauvais payeurs) : plutôt que de déclarer un prêt en défaut, elles repoussent les échéances, capitalisent les intérêts, ou simplement font semblant que tout va bien. Des entreprises qui ne couvrent même plus leurs intérêts continuent d'emprunter. Le gouvernement a même injecté plus de 100Mds$ dans ses 6 plus grandes banques pour colmater les brèches.

  • Le problème du coup c’est que des milliers d'entreprises zombies (celles qui survivent uniquement grâce aux prêts renouvelés) captent le capital qui devrait aller aux entreprises saines. La croissance des nouveaux prêts est au plus bas depuis 2018. Et la Banque centrale ne peut plus vraiment baisser ses taux, les marges des banques étant déjà à des niveaux historiquement bas.

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