L’IA pourrait amener au burnout.

Et pas de manière théorique.

Une étude menée pendant 8 mois dans une entreprise tech de 200 personnes, avec plus de 40 entretiens approfondis, montre un phénomène inquiétant.

Premier constat :

Les employés ont spontanément augmenté leur charge de travail.

Des product managers se sont mis à coder.
Des designers à faire de l’ingénierie.
Des développeurs à corriger le travail généré par l’IA.

Le multitâche devient la norme.

Résultat : le travail déborde sur les pauses déjeuner, les soirées, parfois les week-ends.

Deuxième effet pervers :

Corriger et superviser l’IA fatigue.

Certains développeurs utilisant ces outils ont mis 19 % plus de temps sur certaines tâches… tout en ayant l’impression d’aller 20 % plus vite.

L’illusion d’efficacité masque une charge cognitive plus lourde.

Troisième facteur :

La pression permanente.

Les managers ont investi massivement dans ces outils. Ils doivent montrer que ça marche.

Donc les objectifs montent.
Les délais raccourcissent.
La performance est scrutée.

Un salarié parle d’attentes multipliées par trois, d’un stress multiplié par trois… pour seulement +10 % de productivité réelle.

Et il y a un point qu’on sous-estime.

Le mythe du “temps libéré”.

On entend souvent : l’IA va supprimer les tâches répétitives, donc on travaillera moins.

Mais l’univers a horreur du vide.

Si l’IA enlève des tâches, l’entreprise trouvera plus d’opportunités, plus d’ambition, plus de projets à lancer.

L’IA ne supprime pas le travail.
Elle élargit le champ du possible.

Et avec lui, la pression sur les équipes.

Le vrai risque n’est peut-être pas la destruction massive d’emplois.

C’est l’intensification massive du travail pour ceux qui restent.

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