L’IA ne remplace pas (encore) massivement les salariés…

Mais elle commence clairement à grignoter chez les freelances.

Pourquoi eux en premier ?

Parce que ce sont les travailleurs avec le moins de friction. Pas de RH, pas d’indemnités, pas de structure lourde. Des contrats à la tâche : rédaction, design, code, traduction.

Exactement le type de missions que les modèles d’IA exécutent déjà plutôt bien.

Les chiffres sont parlants.

La part des dépenses des entreprises vers les marketplaces freelance (Upwork, Fiverr…) est passée de 0,66 % en 2021 à 0,14 % en 2025.

Dans le même temps, la part des dépenses vers les fournisseurs d’IA (OpenAI, Anthropic…) est passée de 0 à près de 3 %.

Et plus de la moitié des entreprises qui utilisaient des freelances en 2022 ont arrêté.

Ce qui frappe surtout, c’est l’écart économique.

Les entreprises ont remplacé 1 dollar de freelance par seulement 0,03 dollar d’IA.

En clair : environ 25 fois moins cher.

C’est presque ironique.

La gig economy devait fragiliser l’emploi classique. Elle devient la première victime de l’automatisation.

Mais attention à ne pas extrapoler trop vite.

Je ne crois pas à la fin des jobs.
Je ne crois pas non plus à la fin du freelancing.

Ce qui disparaît, ce sont surtout les missions purement exécutantes, répétitives, standardisées.

Les freelances qui survivront et prospéreront seront ceux qui apportent stratégie, jugement, créativité, relation client, compréhension métier.

Micro-substitution ne veut pas dire chômage massif demain.

Mais oui, le marché est en train de se restructurer.

Et ceux qui continueront à vendre uniquement des “tâches” risquent de se retrouver en concurrence directe… avec un abonnement à 20 dollars par mois.

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