L’IA vient de franchir un cap.
Elle n’est plus seulement un sujet technologique.
Elle est devenue un sujet politique.
Pendant que l’ONU alerte (António Guterres prévient que l’IA ne doit pas dépendre des “caprices de quelques milliardaires”, cf. image de couverture), la Silicon Valley finance massivement la bataille réglementaire américaine.
Via des Super PAC, capables de dépenser sans limite dans les campagnes électorales.
Deux camps se structurent.
D’un côté, Public First Action, pro-régulation.
Le comité a reçu 20 millions de dollars d’Anthropic pour soutenir 30 à 50 candidats des deux partis.
De l’autre, Leading The Future, anti-régulation.
Soutenu par des figures d’OpenAI (Greg Brockman), Perplexity ou Palantir, il a levé 125 millions de dollars au second semestre 2025.
Et Meta accélère encore.
Le groupe annonce 65 millions de dollars pour soutenir des candidats opposés à une régulation stricte de l’IA. C’est son plus gros investissement politique à ce jour.
Le message est limpide.
L’enjeu n’est plus seulement technologique.
Il est législatif.
La bataille porte sur les règles du futur.
Faut-il réguler vite pour limiter les risques systémiques ?
Ou laisser le secteur innover sans contrainte pour préserver la compétitivité américaine ?
Derrière les financements, il y a deux visions du rôle de l’IA dans l’économie et dans la société.
Une IA encadrée comme une infrastructure critique.
Ou une IA considérée comme un moteur économique à protéger coûte que coûte.
Ce qui est certain, c’est que l’IA ne se joue plus seulement dans les data centers.
Elle se joue désormais dans les urnes.
