• Contexte : Chess.com vient de passer 250 millions d'utilisateurs inscrits en février, et la plateforme lance désormais sa propre régie publicitaire directe.

  • Pour info : Jusqu'ici, Chess.com sous-traitait sa pub à une agence (Playwire), qui revendait ces emplacements à des annonceurs anonymes via des enchères automatiques (le "programmatique"). Résultat : des pubs ridicules à côté des parties d'échecs (des leggings à 24$, des jeux mobiles douteux…).

  • Résultat : Sur 150M$ de revenus, la pub ne représentait que 10% contre 88% pour les 2M d’abonnés payants. L'abonnement Diamond à 119 dollars/an porte à lui seul plus de la moitié de cette base. Du SaaS pur, déguisé en jeu d'échecs.

  • Le pivot régie publicitaire : Désormais, Chess.com embauche ses propres commerciaux et démarche les marques de luxe en direct (Louis Vuitton, Hermès, Rolex) qui adorent s’associer aux compétitions d’élite. On peut s’attendre à une explosion du revenu de la plateforme.

  • À noter que la plateforme connaît un engagement délirant : 38 millions de joueurs mensuels actifs, 25 millions de parties humain contre humain en une seule journée en février, 17 sessions par mois par utilisateur, à 15 minutes chacune, soit 4h15 par mois sur la plateforme. Un score d'engagement qui ferait pâlir 90% des médias… et qui séduit les annonceurs.

Découvrez aussi…