Contexte : La fermeture du Détroit d'Ormuz et les frappes sur 40 infrastructures énergétiques critiques du Golfe ont retiré 314 millions de barils du marché mondial. Le Wall Street Journal prévient qu'il faudra "des mois" pour revenir à la normale.
Et le grand gagnant c’est… les États-Unis. Premier producteur de pétrole au monde, les US vont battre ce mois-ci leur record d'exportations avec +30% de ventes par rapport à février. L'impact économique du conflit sur leur croissance : -0,1 point seulement pour 2026 (quatre fois moins que la Zone Euro).
Encore plus délirant : Trump a évoqué une "joint-venture" avec l'Iran pour faire payer un péage aux navires passant par Ormuz. 20 millions de barils transitent normalement par le Détroit chaque jour. À 1 dollar le baril, c'est 7Mds$/an à se partager entre Washington et Téhéran. Une guerre qui se termine en racket institutionnalisé sur les routes maritimes mondiales.
Bref, l’Europe paie la guerre sans l'avoir choisie (à la fois à la pompe, dans sa croissance, et bientôt peut-être au péage d'Ormuz). L'indépendance énergétique européenne n'est plus une option politique c'est une question de survie économique.
