Est-ce vraiment la fin des SaaS ?
Franchement… je n’en suis pas convaincu.
Contexte : les SaaS se font massacrer en Bourse.
La semaine dernière, l’indice S&P 500 Software & Services a chuté de 8 %, entraînant le Nasdaq 100 dans sa pire glissade sur trois jours depuis avril.
Depuis janvier :
Salesforce –25 %
ServiceNow –30 %
Atlassian –40 %
Sur le papier, ça sent l’effondrement.
Mais nuançons.
On parle de panique, pas de disparition structurelle.
Rappelez-vous.
Quand ChatGPT est arrivé, beaucoup ont déclaré la recherche “morte”. L’action Google a chuté brutalement.
Depuis ? +280 %.
Google a intégré l’IA.
Les revenus search ont progressé de 50 %.
Même logique ici.
Rien n’empêche les éditeurs SaaS d’intégrer des agents IA dans leurs produits existants au lieu de disparaître.
Deuxième point crucial : les coûts de changement.
En moyenne, il faut plus de six mois pour changer de fournisseur.
Validations internes.
Migration technique.
Risque opérationnel.
Et parfois des pénalités pouvant atteindre 100 % du contrat restant pour résilier.
Ce n’est pas un bouton “désinstaller”.
Troisième barrière : la confiance.
“Personne n’a jamais été viré pour avoir choisi IBM.”
Aujourd’hui, remplacez IBM par Salesforce ou Adobe.
Dans les grandes entreprises, la stabilité compte souvent plus que l’innovation pure.
En clair :
Les marchés détestent l’incertitude.
La volatilité actuelle reflète surtout la nervosité face à l’IA, pas nécessairement la fin du modèle SaaS.
Et historiquement, c’est souvent dans ces moments d’exagération collective que se créent les meilleures opportunités.
La vraie question n’est peut-être pas “les SaaS vont-ils mourir ?”
Mais plutôt :
Lesquels sauront se transformer assez vite ?
