Sur 389 milliardaires décédés en dix ans, représentant 2 170 milliards de dollars de patrimoine, 90 % sont morts de causes liées au vieillissement.
Maladies, décès “dans leur sommeil”, fin de vie entourée de proches. Rien d’exceptionnel.
La richesse n’achète que très peu de temps.
Être milliardaire offre aux hommes 0 à 4 années de vie supplémentaires par rapport aux populations les plus longévives du monde.
Autrement dit : beaucoup d’argent, très peu d’effet biologique.
Après 90 ans, l’argent ne sert plus à grand-chose.
La mortalité des milliardaires de plus de 90 ans devient statistiquement identique à celle des pays les plus avancés en espérance de vie.
La courbe de Gompertz, celle du vieillissement biologique, ne fait aucune exception pour la richesse.
Même l’avantage féminin disparaît.
Les femmes milliardaires meurent en moyenne 4,5 ans plus tôt que le benchmark féminin mondial.
Leur avantage naturel de longévité (habituellement 5 à 7 ans) s’évapore presque entièrement.
Et c’est là que le vrai paradoxe apparaît.
Sur dix ans, les milliardaires morts du vieillissement représentaient 1 560 milliards de dollars de patrimoine.
En face, les investissements cumulés des ultra-riches dans la longévité atteignent à peine 5 milliards de dollars sur 25 ans.
L’écart est absurde.
Mon pari est simple.
Avec l’arrivée de nouvelles générations de milliardaires, plus technophiles, plus rationnelles, moins fatalistes, ces investissements vont exploser.
Pas par idéologie.
Par pur calcul.
Quand l’argent n’achète plus rien d’autre…
Il finit toujours par tenter d’acheter du temps.
