• Contexte : Anthropic et OpenAI viennent de lancer le même jour leurs propres cabinets de conseil pour entreprises. Pas un service interne, mais 2 nouvelles sociétés indépendantes, créées conjointement avec des fonds Wall Street.

  • Côté Anthropic : la nouvelle société est déjà valorisée 1,5Md$ et regroupe Anthropic, Blackstone et Hellman & Friedman (qui mettent 300M$ chacun) et Goldman Sachs qui ajoute 150M$.

  • Côté OpenAI : sa structure s'appelle "The Development Company", est valorisée 10Mds$ et a levé 4Mds auprès de 19 investisseurs (TPG, Brookfield, Advent, Bain Capital). Détail amusant, aucun investisseur n’est partagé entre les 2 ventures. Les fonds Wall Street ont tous choisi leur camp.

  • Concrètement ? Ils vont vendre des missions de conseil IA à de grosses boites clientes (banques, assureurs, industries) comme le font les Big Four (Deloitte, EY, PwC, KPMG), mais avec des consultants spécialisés IA + l'accès direct aux modèles propriétaires d'Anthropic et OpenAI. 

  • C’est un copié collé du modèle Palantir : forward-deployed engineer (FDE), c'est-à-dire envoyer des ingénieurs sur place chez le client pendant des mois, comprendre ses workflows, construire des outils sur mesures.

  • Mais du coup est-ce la fin des cabinets de conseil classiques (McKinsey, Bain, BCG…) ? Eh bien pas forcément car leur vraie valeur n'est pas la qualité du livrable, mais : 

    • 1) Le "Cover Your Ass" du PDG. "Personne ne s'est jamais fait virer pour avoir embauché McKinsey." 

    • 2) Le réseau. Un partner McKinsey décroche en 1 appel un meeting avec n'importe quel PDG du Fortune 500. 

    • 3) L'absorption du risque politique. Les recommandations sensibles (fermetures d'usines, licenciements massifs, restructurations) ont besoin d'un "tiers neutre" à qui faire porter le chapeau. L'IA ne peut pas porter ce chapeau.

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