• Contexte : La France veut construire six nouveaux réacteurs nucléaires. Coût estimé : 72,8Mds€. Pour financer ce chantier titanesque, Paris a prévu un système de prêts publics couvrant jusqu'à 60% des coûts, et un mécanisme de garantie de revenus pour EDF : si le prix de l'électricité sur le marché est trop bas, l'État compense la différence. Si c'est trop haut, EDF rembourse.

  • Sauf que… Bruxelles veut regarder de plus près. La Commission européenne s'apprête à ouvrir une enquête sur ce dispositif. Le problème n'est pas le nucléaire en soi, mais la position d'EDF : le groupe produit déjà plus de 75% de l'électricité française. Ajouter six réacteurs financés par l'État pourrait verrouiller le marché et empêcher toute concurrence. Bruxelles pourrait exiger des contreparties lourdes.

  • L'Autriche, elle, veut carrément torpiller le projet. Vienne, opposée par principe au nucléaire, prépare des recours juridiques contre tout feu vert de la Commission. Ce n'est pas nouveau : les Autrichiens ont déjà attaqué des projets nucléaires en Hongrie et au Royaume-Uni.

  • En attendant, le programme est gelé. Tant que Bruxelles n'a pas tranché, rien n'avance.

  • Mon avis c’est que c’est totalement débile. Tout le monde a compris que l'énergie est LE sujet du siècle. Les États-Unis investissent des milliers de milliards pour leur réseau électrique. La Chine construit des réacteurs à la chaîne. Le Moyen-Orient prépare l'après-pétrole. Et la France, qui a la chance d'avoir le savoir-faire nucléaire, qui a inventé l'EPR, qui a 60 ans d'expertise... doit demander la permission à Bruxelles, se justifier devant l'Autriche, et attendre qu'une enquête administrative décide si elle a le droit de sécuriser son propre approvisionnement électrique.

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