Bizarre… mais réel.

Le colostrum (la première forme de lait produite après l’accouchement) est devenu le complément alimentaire tendance aux États-Unis.

Version poudre de vache.

Promesse : peau plus saine, intestins renforcés, muscles plus solides, immunité boostée.

Et ça cartonne.

Les ventes américaines ont dépassé 22 millions de dollars entre janvier 2025 et 2026.

C’est +3 000 % par rapport aux 612 000 dollars d’il y a deux ans.

Cowboy Colostrum affiche une croissance de 1 300 % sur un an.

Armra, lancé en 2021, cumule plus de 11 000 avis cinq étoiles.

Le problème ?

Il n’existe quasiment aucune preuve scientifique solide que cela fonctionne réellement chez l’humain.

La majorité des études sont menées sur des animaux, financées par l’industrie ou trop limitées pour être concluantes.

Mais les ventes explosent quand même.

Pourquoi ?

Parce que derrière le produit, il y a une tendance plus large.

La montée de la “nourriture ancestrale”.

Beaucoup considèrent que l’alimentation moderne est trop transformée, trop industrielle, presque suspecte.

Résultat : retour au “primitif”.

Lait cru.
Organes.
Colostrum.

Le raisonnement est simple : plus c’est naturel, mieux c’est.

Ce n’est pas seulement une tendance nutritionnelle.

C’est un mouvement culturel.

Une défiance vis-à-vis du système alimentaire moderne.

Et une recherche de solutions perçues comme plus “pures”, plus authentiques.

Que ça fonctionne réellement ou pas devient presque secondaire.

Dans l’économie de l’attention et du bien-être, la narration compte autant que la molécule.

Et pour l’instant, le storytelling du colostrum est redoutablement efficace.

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