Personne ne sait vraiment ce qu’elle vaut. Pour contexte, la promotion 2026 est la première à avoir eu ChatGPT depuis sa première année de fac. Résultat : plus de la moitié des étudiants utilisent l'IA pour leurs devoirs chaque semaine et 15% des copies soumises sont jugées générées à 80% ou plus par l'IA.
Du coup ça va être intéressant car d’un côté les entreprises veulent embaucher des jeunes "natifs de l'IA" capables de travailler différemment. De l'autre, des étudiants qui ont externalisé 4 ans de devoirs à ChatGPT arrivent sans avoir développé leur pensée critique, leur créativité ni leur raisonnement.
À noter qu’une chercheuse du MIT a montré que les étudiants utilisant ChatGPT pour rédiger "sous-performaient systématiquement sur le plan neurologique, linguistique et comportemental".
Autre élément qui m’inquiète : Leur capacité à dépasser la friction cognitive. L’IA et les réseaux sociaux ont créé un monde sans friction avec réponses immédiates, solutions toutes trouvées et dopamines rapides. Le risque c’est que ça crée une génération de “flemmard” qui se contente du résultat “moyen” et qui parvient difficilement à résoudre des problèmes complexes ou a faire l’extra miles nécessaire pour obtenir de meilleurs résultats.