Google vient de lancer dans Gemini un outil capable de générer des morceaux IA de 30 secondes, basé sur son modèle Lyria 3.

Réaction immédiate en Bourse.

Universal -1,75 %.
Warner -0,29 %.
Sony -1,38 %.

Spotify a brièvement chuté avant de se reprendre.

Les marchés n’aiment pas l’incertitude. Et ils ont peut-être raison de s’inquiéter.

Une étude Morgan Stanley montre que jusqu’à 60 % de la Gen Z écoute déjà de la musique générée par IA, en moyenne 3 heures par semaine.

Ce n’est plus un gadget.

C’est un usage.

Si demain chacun peut générer une bande-son personnalisée selon son humeur, son activité ou son univers, la valeur se déplace.

Moins vers la chanson figée.
Plus vers l’expérience dynamique.

Mais attention à ne pas enterrer les labels trop vite.

L’IA peut créer des morceaux.
Elle ne crée pas une tournée mondiale.
Elle ne crée pas une communauté.
Elle ne vend pas des milliers de billets de concert en quelques minutes.

Peut-être que le futur des labels ne sera plus de monétiser uniquement la musique elle-même…

Mais ce qu’elle permet.

Vendre des licences de catalogues pour entraîner des modèles IA.
Devenir des fournisseurs de data créative.
Miser davantage sur les concerts, le merchandising, les expériences fans.

En clair, déplacer la valeur vers ce que l’IA ne remplace pas facilement : le lien humain.

L’histoire des SaaS nous l’a montré.

Quand une technologie automatise la production, la valeur se déplace vers la distribution, la marque… et la relation.

Les labels ont encore ces atouts.

La question, c’est s’ils sauront pivoter assez vite.

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