Après Beats (3 Md$ en 2014), Apple rachète Q.ai pour environ 2 milliards de dollars.
C’est une start-up d’IA fondée il y a seulement 4 ans, spécialisée dans l’analyse de la voix… sans voix.
Oui, dit comme ça, ça intrigue.
La techno clé de Q.ai, c’est la “parole silencieuse”.
On parle de capteurs optiques capables de détecter les micro-mouvements du visage et de la peau pour comprendre ce que vous voulez dire… sans parler.
En clair : c’est une IA utilisable partout, tout le temps, sans bruit, sans gêne sociale, sans sortir son téléphone.
Pourquoi Apple fait ça maintenant ? 👀
Parce que la firme cherche depuis des années à sortir des interfaces classiques :
clavier, écran, commandes vocales.
Avec Q.ai, Apple peut imaginer une interaction discrète, privée et continue avec Siri ou Apple Intelligence.
→ Même dans un environnement bruyant.
→ Même en public.
→ Même en silence total.
Petit détail qui n’en est pas un :
Le fondateur de Q.ai, Aviad Maizels, avait déjà vendu PrimeSense à Apple en 2013.
Cette techno est ensuite devenue… Face ID sur l’iPhone.
(Elle venait elle-même du Kinect de Microsoft.)
Autrement dit : Apple connaît très bien ce profil et ce type de pari technologique.
Ce rachat dit surtout quelque chose de plus large.
Apple est clairement en retard sur l’IA côté software pur.
Plutôt que de gagner la guerre des modèles face à OpenAI ou Google, la boîte fait ce qu’elle sait faire le mieux :
👉 Renforcer le hardware comme avantage stratégique.
Là où les autres misent sur des modèles toujours plus gros, Apple mise sur une nouvelle interface homme-machine.
→ Silencieuse.
→ Invisible.
→Intégrée au corps.
La bataille de l’IA ne se jouera peut-être pas uniquement sur les modèles.
Mais sur la manière dont on interagit avec eux.
