• Contexte : Wall Street est en train de débaucher massivement les météorologues et climatologues du gouvernement américain avec des salaires entre 400 000$ et 600 000$ (4 à 6 fois le salaire moyen d'un climatologue) et qui peut atteindre 1M$.

  • Mais pourquoi ? Eh bien parce qu'on peut désormais parier sur les catastrophes naturelles. Le principe ? Une assurance qui redoute de payer des millions après un ouragan revend ce risque à des investisseurs, via ce qu'on appelle des « obligations catastrophe ». Si rien ne se passe, l'investisseur empoche de gros intérêts. Si l'ouragan frappe, il perd tout.

  • Et ça cartonne : ce marché est passé de 107Mds$ en 2024 à 120Mds$ l'an dernier. Son atout ? C'est un placement « décorrélé » : sa valeur ne dépend pas du reste de l'économie. Le vent attise l'incendie ou non, peu importe le prix du pétrole ou l'entrée en bourse de SpaceX. Parfait pour diversifier quand tout le reste tremble.

  • À noter qu'en 2025, 77% des pertes mondiales d'assurance catastrophe venaient des États-Unis, dont 32% rien que pour les incendies de Californie et de Louisiane.

  • Mais peut-être qu’ils vont bientôt se faire virer de Wall Street ! L’agence Moody’s développe déjà des modèles de catatrophe accélérés par l’IA pour à terme ne plus avoir besoin de payer des climatologues en chair et en os…

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