• Contexte : un roman policier inédit d'un auteur débutant, s'annonçait comme le plus gros contrat d'édition de l'année. Une maison d'édition avait déjà déboursé 2,4M$ pour publier le livre et sa suite, tandis que des éditeurs étrangers et des studios hollywoodiens se disputaient déjà les droits.

  • Sauf que le livre a été soupçonné d’avoir été réalisé avec l’IA… et tout le monde a pris peur. L'auteur assure ne pas avoir utilisé l'IA, mais Europa Content (qui vendait les droits littéraires) et UTA (qui vendait les droits cinématographiques) se sont brusquement retirés du dossier.

  • Le problème est juridique : un texte généré par IA n'est généralement pas protégeable par le droit d'auteur, puisque les systèmes d'IA grand public s'entraînent sur des œuvres déjà protégées existantes. Sans droit d'auteur valide, aucune protection légale, exactement ce qu'une maison d'édition veut sécuriser avant de verser plusieurs millions de dollars.

  • Ça fera jurisprudence dans le futur : l'affaire pourrait devenir un vrai avertissement pour quiconque tenterait de faire passer un texte assisté par IA comme entièrement humain dans le monde de l'édition professionnelle.

  • Ce que je regarde surtout, c’est l’après : une fois les problèmes de droits réglés, l’IA pourrait totalement réinventer l’édition. Je vois deux modèles émerger : d’un côté, des maisons qui éditent principalement des créateurs et achètent donc une audience autant qu’un auteur. De l’autre, des maisons qui internalisent la création en générant des dizaines de concepts avec l’IA, en les testant rapidement auprès de communautés, puis en investissant dans ceux qui fonctionnent. On va voir se multiplier des studios de production de livres.

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