Chaque année à Cannes, vous avez le festival mondial de la publicité (13 000 participants, 350 marques, dont Amazon, Netflix, Google, Spotify) et les retombées économiques pour Cannes sont estimées à 165M€.
C'est du business déguisé en fête : Spotify privatise Mumford & Sons, Amazon construit un port entier pour organiser des concerts, Yahoo crée des files d'attente jusqu'à la Croisette. Une bouteille de champagne commence à 1 000€.
Les boites adorent car Cannes Lions est le seul endroit au monde où vous pouvez dîner avec votre client, danser avec votre partenaire et rencontrer votre prochain investisseur… le même soir.
Au-delà de la fête, 2 leçons que j’ai retenu des intervenants :
1) Les créateurs ont pris le pouvoir. Y’a quelques années c'était Maurice Lévy et Martin Sorrell qui possédaient la Croisette. Maintenant c'est un créateur food qui est la vedette… D’ailleurs 500 créateurs étaient présents cette année, contre 400 l'an dernier.
2) L'IA amène tout le monde vers la moyenne. L'an dernier à Cannes, tout le monde se demandait quoi faire avec l'IA. Cette année, tout le monde se demande comment en tirer un vrai retour sur investissement. Et la conclusion est qu’elle standardise, elle optimise, elle modère. Du coup, la créativité n'a jamais été aussi précieuse (aka : le fait d’avoir un point de vue original, une idée qui surprend, une campagne qui marque. Bref, ce qu’un créateur apporté…)
